En octobre prochain, le Refuge de la Mie de Pain, le plus grand centre d'hébergement d'urgence de France, installe ses matelas dans un immeuble tout neuf, juste en face de l'ancien dortoir, 18 rue Charles Fourrier. L'accueil des sans-abri y sera d'une qualité bien meilleure, axé en priorité sur l'insertion. Mais le transfert s'accompagne de la suppression d'une centaine de places. Ce cap mis sur l'insertion, qui s'inscrit dans une politique nationale, fait des étincelles chez les SDF comme chez les bénévoles.
mercredi 11 septembre 2013
Olympiades: heurs et malheurs de l'Espace jeune
Samedi 30 mars, deux animatrices de l'Espace Jeune Olympiades
sont agressées par un jeune usager, provoquant une énième
fermeture de la structure depuis sa création en 1995. Ce problème
récurrent témoigne de la faillite de la Ligue de l'Enseignement,
gestionnaire des locaux, à maintenir à la tête de l'Espace Jeune
une équipe d'adultes repères pour les jeunes qui en manquent.
samedi 23 mars 2013
Les Arcelorettes, dans l'ombre des hauts-fourneaux
Le bord du ring : c'est la place dévolue aux femmes d'Arcelor Mittal dans le duel entre les sidérurgistes de Florange et le champion de l'acier Mittal. Réduite à préparer le café et à essuyer les larmes des syndicalistes, Delphine Kremer, 33 ans, aimerait aussi partager avec eux la médaille du mérite.
lundi 25 février 2013
dimanche 13 janvier 2013
mardi 1 janvier 2013
jeudi 13 décembre 2012
Bouillon de culture
Aux fourneaux du Temps des Cerises, aux manettes du centre social 13 pour tous ou au tableau noir du Centre Alpha Choisy, Monique Degras est une incontournable du XIIIe. Depuis 1974, cette habitante des Olympiades poursuit un but: raffermir le lien social grâce au dialogue entre les cultures.
jeudi 30 août 2012
vendredi 24 août 2012
Saint Marcouf : la possibilité d'une île
Hugues Dupuy, cadre à la retraite, a entrepris de rénover l’île de Saint-Marcouf, au large du Cotentin, laissée à l’abandon depuis le début du XXe siècle. Jeunes en insertion, étudiants en architecture et scouts unitaires de France participent pendant l’été à ce projet de longue haleine.
mardi 21 août 2012
Un immeuble de l’architecte Paul Chemetov sur le point d’être démoli
Le projet de destruction d’un bâtiment HLM de 80 logements conçu par Paul Chemetov à Courcouronnes suscite toujours la controverse. Une pétition pour sauver l’immeuble a été signée par de grands noms de l’architecture, posant la question de ce qui doit être ou non conservé en matière de patrimoine.
lundi 13 août 2012
mercredi 1 août 2012
Les organisateurs de colonies de vacances confrontés au Ramadan
Quatre animateurs d’une colonie de vacances ont été suspendus par la mairie de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) parce qu’ils faisaient le Ramadan. Les organisateurs de vacances, qui doivent à la fois assurer la sécurité et respecter les droits et libertés de leurs salariés, ont parfois du mal à concilier les deux.
mardi 24 juillet 2012
Pink ministre
Dominique
Bertinotti, historienne et ancienne maire du 4e arrondissement de Paris, veut être la ministre « de toutes les familles ».
mercredi 18 juillet 2012
« Bajo Plage », un voyage au cœur de la Seine-Saint-Denis
Bobigny, Aulnay, Nanterre... Dans le sillage de l’opération Paris Plages, qui démarre ce vendredi, plusieurs communes françaises ont adopté des dispositifs semblables. Ils accueillent
de plus en plus de familles qui ne partent pas en vacances. Reportage à « Bajo Plage », qui accueille depuis cinq ans les habitants de Bagnolet (Seine-Saint-Denis).
Bobigny, Aulnay, Nanterre... Dans le sillage de l’opération Paris Plages, qui démarre ce vendredi, plusieurs communes françaises ont adopté des dispositifs semblables. Ils accueillent
de plus en plus de familles qui ne partent pas en vacances. Reportage à « Bajo Plage », qui accueille depuis cinq ans les habitants de Bagnolet (Seine-Saint-Denis).
vendredi 25 mai 2012
Businessman de l'art et des banlieues
jeudi 22 décembre 2011
"On se fait engueuler toute la journée"
Mal payés, déconsidérés et constamment surveillés, les sous-traitants font de cette lutte une question de dignité.
Paroles d'agents de sécurité
Linda, 28 ans, employée chez Securitas, CGT :
«Nous sommes contrôlés par le préfet, notre employeur et Aéroports de Paris. Leurs contrôleurs comptent le nombre de bagages que nous vérifions à l’heure. Nous devons en ouvrir 20% de manière aléatoire, qu’ils soient estimés dangereux ou non. Notre travail est sans cesse remis en question, nos superviseurs chipotent sur le moindre écart.
«Par contre, pendant la grève, des CDD qui ont eu un seul jour de formation nous remplacent. Si Al-Qaeda a l’idée d’agir aujourd’hui, ils font tout péter. Entre janvier et octobre, Securitas a licencié 111 personnes pour faute grave. Ce sont des licenciements économiques déguisés car les postes d’inspection et de filtrage vont être mutualisés. Avant, il y avait quatre palpeurs, deux femmes et deux hommes. Désormais, il n’y aura plus qu’une femme et un homme, Securitas doit se débarrasser de ce personnel excédent. Pourtant, les flux de passagers continuent à augmenter de 3% par an. Les terminaux E et F de Roissy-Charles-de-Gaulle accueillent 26 millions de passagers à l’année, c’est le plus gros marché de France.»
Rachid Bousguers, 38 ans, employé chez Brinks, CFTC
«Les aéroports font des appels d’offres et choisissent l’entreprise de sécurité la moins chère. Résultat : ce sont nos salaires et notre temps de travail qui trinquent. On parle commercial plus que sûreté. Et du côté des salariés, on est fatigués de supporter la pression. Nous devons, sur 2 000 passagers journaliers, effectuer 15% de palpations : la machine sonne même lorsqu’il n’y a rien de dangereux, juste pour que nous restions actifs. Régulièrement, on fait des tests pour évaluer notre vigilance.
«Si on les rate, on doit retourner en formation initiale. Des contrôleurs de la Direction générale de l’aviation civile tentent parfois de faire passer des armes factices. Si cela nous échappe, l’entreprise doit payer une amende, ce qui augmente la pression sur nous. Depuis que Christian Lambert est préfet du 93, 10 salariés sont suspendus, parce qu’ils figurent sur le Stic, un fichier policier où figurent les gens impliqués dans les plaintes. On sait pourtant qu’il est obsolète. Bref, notre métier n’est pas reconnu à sa juste valeur.»
Inès, 24 ans, employée chez ICTS depuis mai:
«Au bout de trois mois, les salariés sont épuisés et se mettent en arrêt maladie. Des arrêts que l’employeur n’envoie jamais directement à la Sécurité sociale pour dissuader les salariés d’en prendre. Autre économie, les nouveaux contrats sont des quatre-cinquièmes. Les jeunes viennent tous les jours pour cinq heures, cela permet d’économiser la prime panier, obligatoire à partir de six heures. Ce qui a fait déborder le vase, c’est la prime de 900 euros versée aux cadres d’ICTS, alors que les salariés ont eu droit à une collation et à du jus d’oranges.»
Jean-Marc Mondesir, 38 ans, employé chez Securitas, FO
«Ceci dit, j’ai bien ri en voyant les cravates rouges [chefs d’équipe, ndlr]et les cravates grises [superviseurs] sur le poste, car ils ne géraient rien du tout ! Pour remplacer les CDI, ils ont fait venir des Belges et des Hollandais, tous les moyens sont bons ! Je suis heureuse que cette grève ait lieu, car on y voit une vraie solidarité d’équipe.«J’ai créé le groupe Facebook ICTS Crew, où je raconte que les terminaux sont saturés, nos conditions de travail, etc. Ils se sont rendu compte que j’en étais l’auteur. 296 personnes y sont maintenant inscrites.»
Inscription à :
Articles (Atom)

















