mercredi 11 septembre 2013

Le Refuge déménage, la mission d'urgence de la Mie de pain s'effrite

En octobre prochain, le Refuge de la Mie de Pain, le plus grand centre d'hébergement d'urgence de France, installe ses matelas dans un immeuble tout neuf, juste en face de l'ancien dortoir, 18 rue Charles Fourrier. L'accueil des sans-abri y sera d'une qualité bien meilleure, axé en priorité sur l'insertion. Mais le transfert s'accompagne de la suppression d'une centaine de places. Ce cap mis sur l'insertion, qui s'inscrit dans une politique nationale, fait des étincelles chez les SDF comme chez les bénévoles.

Olympiades: heurs et malheurs de l'Espace jeune


crédit: Mathieu Génon

Samedi 30 mars, deux animatrices de l'Espace Jeune Olympiades sont agressées par un jeune usager, provoquant une énième fermeture de la structure depuis sa création en 1995. Ce problème récurrent témoigne de la faillite de la Ligue de l'Enseignement, gestionnaire des locaux, à maintenir à la tête de l'Espace Jeune une équipe d'adultes repères pour les jeunes qui en manquent.

samedi 23 mars 2013

Les Arcelorettes, dans l'ombre des hauts-fourneaux


Le bord du ring : c'est la place dévolue aux femmes d'Arcelor Mittal dans le duel entre les sidérurgistes de Florange et le champion de l'acier Mittal. Réduite à préparer le café et à essuyer les larmes des syndicalistes, Delphine Kremer, 33 ans,  aimerait aussi partager avec eux la médaille du mérite.

lundi 25 février 2013

Féministe pratiquante



Militante acharnée de la cause des femmes, Marylin Baldeck vient d’aider à mettre au jour une scabreuse affaire de harcèlement sexuel à la gare du Nord. Nous l’avons rencontrée boulevard Blanqui, où elle dirige l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail. 

A la recherche du véritable canard laqué pékinois


Le Nouveau Village Tao-tao est l’un des spécialistes parisiens du canard laqué. C’est aussi un coquet établissement, dont nous avons tenté de percer les secrets de cuisine. 

dimanche 13 janvier 2013

Silicon Valley sur Seine



Au fin fond de Paris Rive-Gauche, la Ville de Paris a érigé un « Incubateur » de 3 000 m2. Les jeunes entrepreneurs de l’ère digitale y bénéficient de locaux et de tuteurs pour que leurs start-up puissent naître et grandir, puis voler de leurs propres ailes.

mardi 1 janvier 2013

La cause économique


Bib’s de Michelin, Ptit Lu de Danone, Seafrance ... Philippe Brun s’est fait un nom en assurant la défense des salariés victimes de plans sociaux. Depuis 1999, il tente de faire voter un amendement « anti-délocalisation ».

jeudi 13 décembre 2012

Bouillon de culture



Aux fourneaux du Temps des Cerises, aux manettes du centre social 13 pour tous ou au tableau noir du Centre Alpha Choisy, Monique Degras est une incontournable du XIIIe. Depuis 1974, cette habitante des Olympiades poursuit un but: raffermir le lien social grâce au dialogue entre les cultures. 


jeudi 30 août 2012

La cause économique

Crédit Photo: Jérôme Chatin
Bib’s de Michelin, Ptit Lu de Danone, Seafrance ... Philippe Brun s’est fait un nom en assurant la défense des salariés victimes de plans sociaux. Depuis 1999, il tente de faire voter un amendement « anti-délocalisation ». 

Date: Avril 2012

vendredi 24 août 2012

Saint Marcouf : la possibilité d'une île



Hugues Dupuy, cadre à la retraite, a entrepris de rénover l’île de Saint-Marcouf, au large du Cotentin, laissée à l’abandon depuis le début du XXe siècle. Jeunes en insertion, étudiants en architecture et scouts unitaires de France participent pendant l’été à ce projet de longue haleine.


mardi 21 août 2012

Un immeuble de l’architecte Paul Chemetov sur le point d’être démoli


Le projet de destruction d’un bâtiment HLM de 80 logements conçu par Paul Chemetov à Courcouronnes suscite toujours la controverse. Une pétition pour sauver l’immeuble a été signée par de grands noms de l’architecture, posant la question de ce qui doit être ou non conservé en matière de patrimoine. 

mercredi 1 août 2012

Les organisateurs de colonies de vacances confrontés au Ramadan



Quatre animateurs d’une colonie de vacances ont été suspendus par la mairie de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) parce qu’ils faisaient le Ramadan. Les organisateurs de vacances, qui doivent à la fois assurer la sécurité et respecter les droits et libertés de leurs salariés, ont parfois du mal à concilier les deux. 

mardi 24 juillet 2012

Pink ministre



Dominique Bertinotti, historienne et ancienne maire du 4e arrondissement de Paris, veut être la ministre « de toutes les familles ».

mercredi 18 juillet 2012

« Bajo Plage », un voyage au cœur de la Seine-Saint-Denis




Bobigny, Aulnay, Nanterre... Dans le sillage de l’opération Paris Plages, qui démarre ce vendredi, plusieurs communes françaises ont adopté des dispositifs semblables. Ils accueillent
de plus en plus de familles qui ne partent pas en vacances.  Reportage à « Bajo Plage », qui accueille depuis cinq ans les habitants de Bagnolet (Seine-Saint-Denis).

vendredi 25 mai 2012

Businessman de l'art et des banlieues

Après avoir accompagné SOS Racisme à ses débuts, Serge Malik revient aujourd’hui à la cause de l’immigration, au sein d’une société visant à aider les jeunes de Seine-Saint-Denis à entreprendre. 


jeudi 22 décembre 2011

"On se fait engueuler toute la journée"




Mal payés, déconsidérés et constamment surveillés, les sous-traitants font de cette lutte une question de dignité.

Paroles d'agents de sécurité

Linda, 28 ans, employée chez Securitas, CGT :
«Nous sommes contrôlés par le préfet, notre employeur et Aéroports de Paris. Leurs contrôleurs comptent le nombre de bagages que nous vérifions à l’heure. Nous devons en ouvrir 20% de manière aléatoire, qu’ils soient estimés dangereux ou non. Notre travail est sans cesse remis en question, nos superviseurs chipotent sur le moindre écart.
«Par contre, pendant la grève, des CDD qui ont eu un seul jour de formation nous remplacent. Si Al-Qaeda a l’idée d’agir aujourd’hui, ils font tout péter. Entre janvier et octobre, Securitas a licencié 111 personnes pour faute grave. Ce sont des licenciements économiques déguisés car les postes d’inspection et de filtrage vont être mutualisés. Avant, il y avait quatre palpeurs, deux femmes et deux hommes. Désormais, il n’y aura plus qu’une femme et un homme, Securitas doit se débarrasser de ce personnel excédent. Pourtant, les flux de passagers continuent à augmenter de 3% par an. Les terminaux E et F de Roissy-Charles-de-Gaulle accueillent 26 millions de passagers à l’année, c’est le plus gros marché de France.»


Rachid Bousguers, 38 ans, employé chez Brinks, CFTC
«Les aéroports font des appels d’offres et choisissent l’entreprise de sécurité la moins chère. Résultat : ce sont nos salaires et notre temps de travail qui trinquent. On parle commercial plus que sûreté. Et du côté des salariés, on est fatigués de supporter la pression. Nous devons, sur 2 000 passagers journaliers, effectuer 15% de palpations : la machine sonne même lorsqu’il n’y a rien de dangereux, juste pour que nous restions actifs. Régulièrement, on fait des tests pour évaluer notre vigilance.
«Si on les rate, on doit retourner en formation initiale. Des contrôleurs de la Direction générale de l’aviation civile tentent parfois de faire passer des armes factices. Si cela nous échappe, l’entreprise doit payer une amende, ce qui augmente la pression sur nous. Depuis que Christian Lambert est préfet du 93, 10 salariés sont suspendus, parce qu’ils figurent sur le Stic, un fichier policier où figurent les gens impliqués dans les plaintes. On sait pourtant qu’il est obsolète. Bref, notre métier n’est pas reconnu à sa juste valeur.»

Inès, 24 ans, employée chez ICTS depuis mai: 

«Ce qui me gêne, c’est qu’ils se servent de la vie des gens : ils savent que beaucoup de grévistes sont seuls avec enfants. La direction leur demande : "Comment allez-vous tenir ?" Aéroports de Paris utilise les caméras pour nous surveiller plutôt que pour garantir la sûreté. Ils disent que les agents de sûreté doivent toujours sourire, car ils sont le dernier souvenir des gens qui quittent la France. Mais le "Sbam", le «Sourire-bonjour-au revoir-merci», est difficile lorsqu’on fait la tranche de 23 heures à 6 heures du matin.
«Au bout de trois mois, les salariés sont épuisés et se mettent en arrêt maladie. Des arrêts que l’employeur n’envoie jamais directement à la Sécurité sociale pour dissuader les salariés d’en prendre. Autre économie, les nouveaux contrats sont des quatre-cinquièmes. Les jeunes viennent tous les jours pour cinq heures, cela permet d’économiser la prime panier, obligatoire à partir de six heures. Ce qui a fait déborder le vase, c’est la prime de 900 euros versée aux cadres d’ICTS, alors que les salariés ont eu droit à une collation et à du jus d’oranges.»

Jean-Marc Mondesir, 38 ans, employé chez Securitas, FO

«Ils se fichent de nous. A la place des cinq personnes habituelles, nous ne sommes que trois pour faire l’inspection et le filtrage, ce qui ne correspond pas du tout aux normes de sécurité. Nous n’avons pas eu une seule pause les journées précédentes. Cela fait quatre heures que je suis sur l’écran, alors que les yeux ne sont censés tenir que vingt minutes. Même s’ils nous font miroiter un CDI, en prétextant l’agrandissement de certains terminaux, je sais qu’il n’y aura rien au bout.
«Ceci dit, j’ai bien ri en voyant les cravates rouges [chefs d’équipe, ndlr]et les cravates grises [superviseurs] sur le poste, car ils ne géraient rien du tout ! Pour remplacer les CDI, ils ont fait venir des Belges et des Hollandais, tous les moyens sont bons ! Je suis heureuse que cette grève ait lieu, car on y voit une vraie solidarité d’équipe.«J’ai créé le groupe Facebook ICTS Crew, où je raconte que les terminaux sont saturés, nos conditions de travail, etc. Ils se sont rendu compte que j’en étais l’auteur. 296 personnes y sont maintenant inscrites.»